Histoire Caulier

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Caulier : du charbon à la bière, l’épopée d’une famille hennuyère

Tout commence non pas dans une salle de brassage, mais dans une rue de Bonsecours. Charles Caulier, ouvrier mineur, quitte son emploi et s’installe comme revendeur de bière dans ce petit village au sud de la Belgique. À l’époque, seule la bière de table est d’actualité, et les tournées de distribution s’effectuent à l’aide d’une charrette à bras. On est loin des cuves inox et des maîtres brasseurs diplômés.

C’est en 1980 que le petit-fils Roger emménage dans les anciens locaux de la tannerie Kensier à Péruwelz, et en 1995 qu’il commence à brasser ses propres bières avec du matériel récupéré dans d’autres brasseries. La Bon Secours naît à cette époque — une blonde de haute fermentation, naturelle, non pasteurisée, servie dans une bouteille à bouchon mécanique qui deviendra la signature visuelle de la maison.

Le tournant arrive en 2012. Trois enfants de Roger — Laurent, Bertrand et Vincent — deviennent ses associés, partagent une même ambition et lancent deux nouvelles bières : la Paix Dieu et la Stuut. La brasserie change de dimension. Elle brasse aujourd’hui 80 000 hectolitres pour ses trois marques, contre 3 000 hl à ses débuts.

Ce qui ne change pas, en revanche, c’est l’ADN. Vincent Caulier insiste : c’est sur le produit lui-même qu’un soin tout particulier est apporté, avec de l’eau de source locale qui constitue 90% du breuvage. Des bières vivantes, non filtrées, brassées artisanalement dans la même salle qu’à l’origine — à deux pas de la frontière française, au cœur du Hainaut.

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Bières|Brasserie

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